Saturday, 26 May 2012

Gandahar / Light Years 1987


ENGLISH VERSION FOLLOWS THE FRENCH ONE
Les gandahariens vivent en harmonie avec la nature, ils pêchent et font la cueillette, vivent une vie simple, quand il commencent à être attaqués par un ennemi invisible qui les pétrifie. La reine Ambisextra et le conseil féminin décident alors d'envoyer le servant Sylvain en mission pour connaître ennemi et trouver un moyen de le détruire.
Dans sa quête Sylvain rencontre les transformés, des enfants de Gandahar nés d'expériences génétiques, ces êtres difformes et étranges ne parlent jamais au présent et n'utilisent que le passé et le future pour s'exprimer, car avec leurs déformations sont nés des pouvoirs psychiques qui font qu'ils ont été, et que voyant le future ils savent qu'ils seront, mais pour eux la notion de présent n'a aucun sens. Ils portent une prophétie qui dit: «  dans mille ans Gandahar sera détruite et son peuple massacré, et il y a mille ans l'inévitable a été évité et Gandahar a été sauvé ».
Sylvain se rend vite compte que les destructions sont dues à des hommes métal qui ont arrivent par la porte du temps et ont été créés par un autre enfant abandonné de Gandahar: le métamorphe, un cerveau géant qui vit au milieu de la mer excentrique.

Le charme de Gandahar est absolu, les dessins de Caza sont magnifiques. Le film prend son temps pour que la poésie visuelle y soit plus importante que l'intrigue, et nous pénètre par la peau. C'est de cette tranquillité que né la beauté, la sagesse apaisante de cet opus.
Troisième film de René Laloux, Gandahar est donc le digne héritier de la Planète Sauvage (1973) et des maîtres du temps (1982). Comme pour les deux premiers films Laloux a choisi un dessinateur important de la bande dessinée française:  Caza et adapté un roman de science fiction français (lui aussi) de Jean-Pierre Andrevon: les hommes machine contre Gandahar. Ce projet a mis plusieurs années avant d'être réalisé et une version américaine en a été faite. c'est la version française que j'ai vue. Même si ce film est sorti en 1987, il est évident que par sa tranquillité il porte beaucoup d'une vision du monde appartenant aux années 1970.

Ce qui est étonnant avec ce film de science fiction, c'est qu'il ne verse à aucun moment vers la culpabilité, la remise en question ou l'accusation, il reste toujours apaisé et fataliste. En effet Gandahar dans un temps antérieur à cette histoire a mené des expériences scientifiques qu'elle a abandonnée pour retrouver une vie naturelle, simple et dénuée de machines. La rencontre avec les erreurs du passé: le métamorphe ou les transformés n'apporte pas de changement, car la Gandahar conquérante est passée, et l'aventure « présente » ne va faire que confirmer le mode de vie des gandahariens
Ce film d'animation se distingue donc par son immobilité, c'est un film voyage, où l'histoire compte moins que l'expérience que l'on a vécu en le regardant. C'est un film profondément apaisant qui nous met en mode rêve.
J'ajouterais que je suis personnellement très fan de Caza depuis que j'ai trouvé ces oeuvres dans les vieux pilotes de mon père, s'il a beaucoup oeuvré pour la SF je voudrais vous inciter à jeter un oeil à ses albums Scènes de la vie de banlieue.

The Gandaharian live in harmony with nature, they are fishers and gatherers, they enjoy a simple life,until they are attacked by an invisible enemy which turn them to stone. Queen Ambisextra and the feminine council decide to send Sylvain, a soldier on a quest to find the enemy's identity and a way to destroy it.
In his quest Sylvain will meet the Deformed, they were created by Gandahar, were born from genetic experiments. Those beings with misshapen bodies only use the tenses of the past and the future to express themselves because with their deformity they were given psychic powers, the gift of foresight, they were and will be, but they are not. They carry a double prophecy «in a thousand years Gandahar was destroyed and its people killed. A thousand years ago Gandahar will be saved, and what can't be avoided will be. »
Sylvain learns quite quickly that the destructions are made by the metal men who came from the time door and have been created by an other forgotten child of Gandahar : Metamorphis, a giant brain which lives in the middle of the ex-centered sea.
The charm of Gandahar is absolute, the drawings of Caza are extremely beautiful, the film takes its time to make sure that its visual poetry will sink in you. This poetry is actually more important than the story in itself. Gandahar is one of these films which must be seen, not because you will learn something, but because you will experiment a new way of being, it's a film-travel, that gives you the opportunity of discovering an imaginary and gorgeous world. It's from its quietness that its beauty comes, its wisdom. No wonder that this project was started in the seventies though this film was released in 1987, it has “peace and love” qualities.
Third opus of René Laloux, Gandahar is a worthy heir of Fantastic Planet (1973), and Time Masters (1982).
Laloux chose an important illustrator, a star of French sci-fi comic strips: Caza (who also wrote one of the most surrealistic and fun graphic novel : Scenes of the suburb life that I discovered in daddy's old Pilotes) and also adapted a science fiction French novel, written by Jean-Pierre Andrevon. There was an American version of this film, here I am writing about the original version, not the Weinstein's which apparently had dialogues written by Isaac Asimov.
What is very surprising in this film is that if the Gandaharians are attacked this is not a consequence of their present way of life, they used to manipulate genes and to carry on dangerous experiments, but now they are peaceful, so whatever happens in the story is just proving that choices made years or centuries ago were the good ones. There is something motionless and fatalistic in this motion picture which also makes it poetic in its structure. Our point of view becomes the Deformed one : only the past and the future come to exist, the present is somehow null, thus this film-travel put us, busy people, in a mental place where we never never go: the letting go.

No comments:

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...