Saturday, 28 November 2009

Glee/ Gossip Girl : A feeling of Social Vertigo




La version française suit!

A compared study with a political focus.


It’s rather interesting to watch Glee just after Gossip Girl. It gives a feeling of social vertigo. Two truths of modern America: in one hand the young socialites of Manhattan who fight for domination and on the other hand the kids from Ohio trying to survive high school through music.

For the first one the future is brilliant and the only danger is to become second best, for the others the future is bleak and compromised by social, physical handicap, ethnic, economic, and geographical background.

If the pleasure in watching Gossip Girl mainly came from the Choderlos de Laclos perversity, Glee’s comes from eruptions of campness, bad taste, bad behaviour, colours, emotions and great humour. But if we know that our New Yorkers will always fall on their feet (like the well trained cats they are) the Glee kids might finish like the adults of the show: teachers in the same school they went in (at best), alcoholics or unemployed …and they’re aware of their fate.


It’s always interesting to see how America has always advertised herself as a country of equal opportunities but actually created from the beginning aristocracies snobbier than the European one ( I remind you that snob comes from the French “sans noblesse” : without noblesse)!


Glee is also about competition but the contest is compromised by the desire of Mr Schuster (picture below) to educate and I do think that it is the first time in a TV show that a teacher is actually trying to make his students evoluate to more tolerance, acceptance, and empathy toward those considered less lucky! (I love the episode where they all experience what it means on a daily basis to be in a wheel chair, and also the one where they meet the deaf kids who teach them a beautiful singing lesson).



In its third season Gossip Girl is now taking an interest in politics, but the vision of show is not about ideas and ideologies but nice personalities .Trip Van Der Bilt (who actually looks like a young JFK(picture below)) is supposed to be a good politician because is a good person (This vision of politics is so childish and naïve). He was of course helped by the money and contacts of his top class family. After all I read the other day that a huge part of the American congressmen (women) are billionaires. On the High school scale the political pretences of the show worked out but on the world scale, it’s overly naïve and thus boring. After all what we love in Gossip Girl is the shallowness!



There is something else on which Glee and Gossip Girl kids are not equals: Sexuality.

In the deep and old fashion America where the study of science is compromised by religion, either you stay a virgin, either you get pregnant and if you do, no one will suggest that you might, by getting an abortion, save your own future. In Gossip Girl the kids have sex and no one gets pregnant ( they heard of the pill, and of condoms)!

If Glee kids wanted to have the same opportunities than Gossip Girl’s kids they would need their parents to make huge financial sacrifices or to get deeply indebted which they probably already are. Or as Vanessa’s mother (from Gossip Girl) vaguely suggested: fight for good public universities. Maybe they should go to France before Mr Sarkozy finishes ruining a system where intelligence and talent are more valued than nepotism and money!

To conclud this article I would say that seeing Glee just after Gossip Girl shows How human rights (especially the first article : "All human beings are born free and equal in dignity and rights.They are endowed with reason and conscience and should act towards one another in a spirit of brotherhood.") and equality of chances are denied by money and a new kind of aristocracy, and that the only one who try for "brotherhood" are those at the bottom of the scale!



Glee/Gossip Girl : Un Vertige Social

Petite étude comparée des idéologies en jeu dans les deux séries.

C’est assez intéressant de regarder un épisode de Glee juste après un épisode de Gossip Girl, cela donne une impression de vertige social. Voici deux réalités de l’Amérique moderne : d’un côté les jeunes élites de Manhattan à qui l’on offre des opportunités extraordinaires dès le lycée (ils sont déjà en contact avec les personnes qui les feront aller loin) et de l’autre les lycéens de Glee qui vivent dans l’Ohio dans un état et un lycée de perdants et dont la seule chance de survie est la musique.

Pour faire une analogie franco française d’un côté vous aurez la jeunesse dorée de Neuilly fils de Sarkozy et autres à qui l’on offre des postes important à un très jeune age, et de l’autre les enfants des classes populaires qui veulent réussir en passant par la Nouvelle Star et Star Academy.

Pour les premiers le future est assuré d’être brillant, et le seul danger pour eux est de n’être que deuxième au lieu de premier ; pour les autres le future est plus sombre et compromis par leur milieu social, leur handicap physique, leur ethnie, leurs ancrage économique et géographique.

Si le plaisir de regarder Gossip Girl vient d’une douce perversité à la Choderlos de Laclos, celui de Glee vient d’éruptions de mauvais goût jubilatoire, de comportements hors normes, des couleurs, des émotions et d’un formidable sens de l’humour. Mais si nous savons que nos new-yorkais retomberont toujours sur leur pattes (comme les chats bien entraînés qu’ils sont), les héros de Glee pourraient finir comme les adultes de la série : professeur dans la même école où ils sont allés (au mieux) alcooliques, chômeurs… et tristement ils en sont conscients. !

Il est toujours intéressant de noter comment l’Amérique a toujours voulu donner d’elle l’image d’un pays donnant à tous l’égalité des chances (le rêve américain) mais que dans la réalité, très tôt s’est constituée une sorte d’aristocratie plus fermée et plus snobe que l’européenne (je rappelle à ceux qui l’ignoreraient qu’à l’origine snob signifie « sans noblesse »)! Les personnages de Gossip Girl sont les descendants de ces familles plus royalistes que les rois !

Glee intègre aussi la notion de compétition sociale qui semble a petite échelle exister dans tous les lycées ou du moins dans toutes les fictions d’adolescents (si tu es blond aux yeux bleus, fort en sport ou cheerleader : tu es populaire ce qui signifie seulement socialement dominant). Mais la compétition est compromise par le désir de Mr Schuster, leur professeur de les éduquer de leur apprendre la tolérance, l’acceptation d’autrui et l’empathie (se conférer aux formidables épisodes où les élèves se déplacent tous en fauteuil roulant, ou bien celui où ils rencontrent les élèves de l’école de sourd qui leurs donnent une magnifique leçon de présence scénique et de chant) !


Dans sa troisième saison Gossip Girl s’intéresse maintenant à la politique, mais l’idéologie se limite à la personnalité de Trip Van Der Bilt (il ressemble à un jeune JFK) qui est supposé être un bon politicien parce qu’il est une bonne personne ! Bien entendu à 26 ans il est déjà congressman grâce à l’argent et aux contacts de sa famille ! Au niveau du lycée les luttes de pouvoir étaient assez pertinentes, mais à l’échelle du monde, c’est d’une naïveté terrifiante et donc extrêmement ennuyeux. Après tout on aime Gossip Girl parce que c’est superficiel !


Il y a autre chose sur lequel les ados de Glee et de Gossip Girl ne sont pas égaux: La Sexualité.

Dans l’Amérique profonde où l’étude de la science est compromises par des idées religieuse d’un autre age soit les filles restent vierges, soit elles tombent enceintes, et si cela leur arrive personne ne leur suggère qu’elle peuvent avoir un autre future que celui de mère fille en avortant. Dans Gossip Girl nos héros ont des relations sexuelles mais ils ont entendu parler de la pilule et des préservatifs !

Pour conclure si les ados de Glee voulaient avoir les mêmes chances que ceux de Gossip girl, ils auraient besoin que leurs parents s’endettent pour qu’ils aillent dans les écoles snob qui semblent les seules à proposer une future décente aux jeunes américains. Ou comme la mère de Vanessa le suggère qu’ils militent pour une université publique de qualité. Peut-être qu’ils pourraient venir étudier en France avant que M. Sarkozy n’achève un système éducatif où l’intelligence et le talent sont plus valables que le népotisme et l’argent !



Sunday, 22 November 2009

The Box (Richard Kelly)



La version française suit la version anglaise.



How a psychological test turned into a metaphysical questioning.
If the casting and the trailer didn’t attract me to this film, the name of Richard Kelly did.
This is the cinematographic adaptation of a short story written by Richard Matheson called Button, button
A man with an half destroyed face rings at the door of a young couple with a child and presents them a deal: if they push the button someone will die and they’ll get 1 million dollars.
Altogether reminiscent of the seventies psychological tests on morality and of the principles of storytelling (of course if you don’t press the button there is no story to tell) Richard Kelly pushed a bit further the universe he created with Donny Darko, if this time the temporality is continuous, the explanation of the situation is more connected with metaphysics than physics (Einstein’s principles).
Donny Darko was the story of an individual into a time loop, with possibilities to have glimpse behind the curtain of life and time. The Box interrogates the philosophical concept of free will and determinism, but also the human factors of empathy and forgiveness.
The heroes this time are adults but the story also takes place in the seventies and lots of images and impressions are echoing Donny Darko’s, as if it was the other side of the same coin. In both films there are handbooks, aquatic passages, strange coincidences and paranoia, as if Richard Kelly was trying to induce or explain a particular vision of the world. These films also have the qualities of seventies movies, they’re lead back and take their time exploring the situation and the characters persona instead of being solely focused on the action. What’s brilliant in Kelly’s films is that he grounded his characters, made them specific and human, and even if it’s transfiction, and falls beautifully into weirdness it’s incarnated, warm, dramatic and emotional and the actors are all fabulous (even Cameron Diaz (we should remember she was good in Being Malkovitch)).
The aesthetics this time reminds of Kafka and Magritte. There is a beautiful, almost poetic theme, the one of amputation, alteration of the body.
I am trying to tell nothing about what happens after the button is pushed, because you need to see it. But maybe later I’ll let you know that there are no questions of good and evil, paradise and God, it’s all about the manipulation of human beings to make them look evil. It’s all a matter of point of view; if you want to kill your dog you accuse him of having the plague!

Ou comment un test psychologique se transforme en questionnement métaphysique.
Si, ni la distribution, ni la bande annonce ne m’attiraient, seul le nom de Richard Kelly me fit désirer voir ce film.
Voici l’adaptation cinématographique d’une nouvelle de Richard Matheson appelée en français le Jeu du Bouton (qui fut aussi mise en scène pour la Quatrième Dimension)
Un homme au visage a moitié détruit sonne à la porte d’un jeune couple avec enfant et leur propose une opportunité: s’ils appuient sur le bouton quelqu’un va mourir et ils obtiendront un million de dollar.
Cette histoire rappelle à la fois les tests psychologiques des années 1970 (comme celui qui est au centre du I comme Icare de Verneuil (film qui a très mal vieilli)) et les principes de base du fonctionnement de la fiction (si personne n’appuie sur le bouton, il n’y a pas d’histoire). Richard Kelly a repoussé un peu plus loin les limites de l’univers qu’il avait crée avec Donny Darko, si cette fois la temporalité est continue, les explications de la situation deviennent plus métaphysiques que physiques (Cf Einstein)
Donny Darko racontait l’histoire d’un jeune home pris dans une boucle temporelle, dans un monde parallèle qui lui donnait l’opportunité de jeter un œil derrière le rideau du temps et de la réalité. The Box interroge les concepts philosophiques de volonté, de liberté et de déterminisme, en y incluant les éléments humains de l’empathie et du pardon.

Les personnages principaux, cette fois, sont des adultes, mais comme dans Donny Darko l’action se passé dans les années 70, et beaucoup d’images et d’impression lui font écho, comme si The Box et Donny Darko étaient deux facettes d’une même pièce. Dans les deux films il y a des manuels qui expliquent ce qui se passe et la démarche à suivre, des passages aquatiques, de drôle de coïncidence et la paranoïa, comme si à travers ses films Richard Kelly essayait de nous transmettre une vision du monde plus complexe : sa vision du monde. Ces films ont aussi les qualités de ceux des années 1970, ils portent un rythme relativement naturel et relax, ils explorent de fond en comble la vie sociale des personnages autant que l’action dans laquelle ils sont prisonniers. Ce qui est Brillant dans les films de Kelly, c’est que les personnages ont une existence propre, ils sont spécifiques et humains, et même si ce film est de la « transfiction », et tombe souvent merveilleusement dans l’étrange, il est profondément incarné, chaleureux, dramatique, émotionnel et les acteurs sont fabuleux (même Cameron Diaz (avons-nous oublié sa performance de Dans La Peau de John Malkovitch, pour craindre un film dans lequel elle joue ?)
L’esthétique de ce film rappelle Kafka et Magritte, et il y a un thème magnifique et presque poétique celui de l’amputation et de l’altération du corps.
J’essaye autant que possible de ne rien vous dire de ce qu’il advient après que le bouton est poussé. Peut être que plus tard je vous proposerais mes clefs (à vous de voir) je vous ferais savoir qu’il n’est pas question du bien et du mal, ni de dieu, ni du paradis, qu’il s’agit plus de manipulation de l’être humain pour laisser penser qu’il est déterminé au mal, après tout n’accuse t on pas son chien d’avoir la peste quand on veut le tuer.


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