Friday, 11 December 2009

The Limits of Control by Jim Jarmusch



ENGLISH VERSION FOLLOWS THE FRENCH ONE!

Un tueur (Isaach de Bankole) vêtu de costumes de soie sauvage, suit les traces données par une mystérieuse organisation pour tuer un homme (The Man?*). Chaque personne qu’il rencontre durant son voyage échange avec lui une boite d’allumette contenant les informations dont il a besoin, et lui parle de son sujet favori, comme si avant qu’il atteigne sa victime il devait ingérer (comme les bouts de papier dans les boites d’allumettes) tout un bagage théorique sur la vie, l’art et son sens. Ce film est un voyage, un jeu d’imagination, une chasse aux trésors…


Concentré et plus qu’humain (ou moins, de façon éphémère) dans sa discipline de travail, notre tueur ne se détend jamais, ne dort pas et n’a pas de relations sexuelles. Sa discipline nous rappelle celle du samouraï dépeinte dans un autre film de Jarmusch : Ghost Dog. Lorsqu’il travaille tous ses sens et aussi son sens du goût sont hypersensibles pour détecter le moindre changement dans l’environnement et se débarrasser des éléments perturbateurs que sont les revolvers et les téléphones portables. Non seulement il est payé pour tuer un homme, mais aussi pour vivre un voyage initiatique. Ce voyage au lieu d’être focalisé sur la spiritualité, est concentré sur les arts (musique, peinture, cinéma) le sens de la vie de Bohème, les drogues hallucinogènes et enfin la Révolution, Révolution contre les forces qui oppressent l’imagination, Révolution contre les forces qui essayent de tuer la fantaisie et les rêves !


En regardant le film j’ai souvent pensé au bouquin de Paul Auster (La Cité de Verre) dans lequel un détective est payé par l’homme qu’il observe (si je me trompe sur l’histoire ne m’en veuillez pas j’ai lu ce livre il y a 1000 ans).

A chaque fois que notre assassin se déplace vers une nouvelle ville, la chambre où il vit est plus dénuée et l’environnement plus éloigné de la civilisation, plus lumineux et plus pure. Plus nous avançons dans l’histoire, plus le paysage devient lui aussi halluciné.

J’ai adoré ce film d’un bout à l’autre: la formidable musique de Boris ( qui rappelle le meilleur de My Bloody Valentine), l’histoire, le traitement visuel, l’humour, et le sens général de cette quête ont fait vibré toutes les cordes de mon être.


Très vite on comprend que l’organisation est plus métaphysique que criminelle, et la fantaisie (et les fantasmes), la sensibilité, la personnalité de chaque personne avec qui le tueur interagit est excitante et géniale.

Ce film est construit sur la répétition et la différenciation ; tout semble pareil, mais tout évolue, et si le rythme commence lentement comme celui d’un flamenco il va s’accélérer pour arriver à un sommet orgasmique.

Cette œuvre me fait aussi penser aux aventures de Corto Maltese lorsqu’elles deviennent abstraites, comme dans mon album favori Mü, où Corto parti à la recherche du continent perdu fini par explorer son propre inconscient. J’adore lorsque la géographie se mélange avec la conscience profonde des hommes.

Je suppose que tout le voyage est fait pour ouvrir l’esprit du tueur, pour lui permettre d’utiliser son “Imagination”!

Ce film me rappelle aussi les Cassavetes dans lesquels les meurtres et la Mafia font parti de l’histoire: Gloria et Meurtre d’un Bookmaker Chinois. Ces deux films, à un certain point, deviennent magiques et se dédouanent du réalisme : j’ai toujours été impressionnée par l’habileté avec laquelle Cosmo Vitelli mène le meurtre, et nous ne saurons jamais comment Gloria a fait pour échapper au piège de l’ascenseur.


The Limits of Control est construit et puissant, pour moi c’est le plus beau de tous les films de Jim Jarmusch . Je suppose que les gens qui ont quitté le cinéma, ou qui se sont ennuyés, aiment avoir une longueur d’avance sur le film qu’ils regardent (comme avec les blockbusters) ou bien ils sont incapables de se laisser porter par une fiction et un monde imaginatif qui n’est pas le leur… peut-être ! En tout cas, les gens qui ont aimés ce film, ont quittés le cinéma plus heureux que jamais.

J’ai vraiment apprécié la performance de tous les acteurs qui semblent s’être beaucoup amusés. J’ai particulièrement aimé les britannique Tilda Swinton en déesse kitsch du cinéma qui aime (comme moi) les vieux « très vieux films », ou John Hurt et sa voix de vieux dragon ( ;-)). Tous ces hommes et femmes de l’organisation viennent du monde entier, et ils semblent être comme les muses de l’antiquité : les protecteurs des arts.

Si ce que j’écris là vous a plus ou moins touché, allez absolument voir ce chef d’œuvre c’est pour moi le meilleur film de 2009 !


*The Man est une expression beaucoup utilisé dans le rock anglo-saxon pour parler de la société et de l’oppression en général « working for the man » c’est être l’esclave de la société !


A killer (Isaach de Bankole), dressed in wild silk suits, follows the tracks given by a mysterious organisation to kill a man (The Man?). Each person he meets en route exchange with him a matchbox containing the information he needs and tell him about his or her favourite subject, as if until he reach the man he has to eliminate, he had to learn about life and its meaning. It’s a road trip, a game of imagination, a treasure chase…

Focused and more/less human in his discipline of work our killer does not sleep or have sex. He reminds of us of the way of the samurai followed in Ghost Dog. While working, all his senses are akin to detect every changes in the environment and getting rid of disturbances like guns and mobile phones. He’s paid, not only to kill the man but also to have an initiatic journey. This journey instead of being focused on spirituality, is focused on arts (music, paint, cinema) the very meaning of bohemian life, hallucigenic drugs and finally Revolution, Revolution against the forces oppressing imagination, more than dull economic revolution. Revolution against the force which are trying to kill fantasy and dreams!

A Paul Auster’s influence crossed my mind, many times, with the way how the mission is constructed to also be a story.

Each time our killer move to another city and another room, this one become purer in terms of environment and more detached from life, the last one being covered by white sheet in the very luminous south of Spain. And also the further we go in the story the more hallucinated the landscape become.

I enjoyed every bits of this opus: the amazing music of Boris (reminding me of the best My Bloody valentine), the story, the visuals, the humour and the overall meaning.

Soon we get to understand that the organisation is more metaphysical than criminal and the fantasy, the richness of every person that interacts with our killer is exciting and fun.

The film is constructed on repetitions and differentiation, all seems the same, but everything keep changing like the rhythm of a flamenco, starting slow and then getting orgasmic.

It reminds me of the adventures of Corto Maltese when they become abstract like in my favourite album , where Corto was travelling to find a lost continent and ended up exploring is own subconscious, I love when geography mix up with the deep conscience of Men!


I guess that the whole journey is made to open the killer’s mind to make him able to use is Imagination!

This film also reminds me of the Cassavetes’ that involve the Mafia: Gloria and The Killing of a Chinese Bookie. Both at some point become magical in the way the character solve situation in impossible ways. I am always amazed at how Cosmo Vitelli is efficient in the murder, and we’ll never know how Gloria escaped from the elevator.


The Limits of Control is strong and beautiful, to me it’s the most amazing Jim Jarmusch’s and the strongest.

I guess that if people left the cinema or got bored it’s because they want to be ahead of the story like in a blockbuster, or that they’re unable to let themselves go in the fiction and imagination world which isn’t theirs… maybe! There is one thing I know the people who enjoyed it, left the cinema happier than ever!

I really enjoyed the performances of the actors who all had fun, especially the Brits Tilda Swinton as a kitsch cinema goddess who loves (like me) old “ very old films” or John Hurt with his great dragon’s voice (;-)). All those men and women of the organisation coming from all over the world are like the antic muses protecting the arts.

If anything I wrote touched you, don’t hesitate and go watch this master piece, to me it’s the best film of 2009!


Sunday, 6 December 2009

Au Hasard Balthazar by Robert Bresson




ENGLISH VERSION FOLLOWS THE FRENCH ONE. DO NOT GIVE UP!

Quand j’étais enfant, un professeur intelligent (je ne me rappelle plus qui c’était) nous a dit : « Pourquoi trouvez-vous que les ânes sont bêtes ? Vous trouvez que c’est bête de refuser d’être un esclave ? »
Dans un village de la campagne française, des enfants tombent amoureux d’un petit d’âne et demandent à leur père de l’adopter. Ils le baptisent religieusement Balthazar. Le temps passe, et les histoires d’amour enfantines ne sont plus qu’un cœur gravé sur un banc ; elles ont été remplacées par la cruauté de l’amour, la sensualité, l’avarice, et l’orgueil. Balthazar ainsi que les personnages de l’histoire sont valdingués entre dur labeur, déception, souffrance, cruauté et passions.

Ce film est un chef d’oeuvre, à chaque fois qu’un personnage ouvre la bouche, en sort quelque chose de juste, tendre , poétique, philosophique et cruel.
J’aime la façon dont la vie dans la campagne des années soixante est détaillée : comment le fils du boulanger, Gérard, un « blouson noir », bad boy électriquement érotique distribut le pain dans des huches, qui comme des boites aux lettres, sont à l’extérieur des maisons.
J’aime le fait qu’aussi méchants que les personnages puissent être les uns envers les autres, on ne peut pas les mépriser car ils sont humains avant tout et vivants et vibrants dans toutes les cordes de leur être. Comme Balthazar qui est leur esclave, ils sont les esclaves de leurs passions et de leurs aveuglements. C’est beaucoup plus beau à regarder que des cyniques qui se gardent de la vie de peur de souffrir !
Ce film est à la fois une fable sur la condition humaine et une histoire spécifiquement située dans un village français au milieu des années 1960. Quand Gérard allume sa radio c’est de la musique yéyé qui explose ! C’est une monde encore en évolution entre l’agriculture moderne et motorisée, et l’agriculture manuelle qui utilise encore les animaux de trait. Les personnages des adultes semblent issus de la littérature classique comme l’avare qui rappelle monsieur Grandet, dans l’Eugenie Grandet de Balzac, alors que les jeunes, représentent la jeunesse des années soixante qui est en train de s’inventer en tant qu’entité indépendante culturellement et moralement.
Ce film est aussi riche des thèmes classiques de la religion catholique comme le baptême, la bible, Marie, le pardon, les péchés capitaux, les fils et filles prodigues, l’âne et les moutons.
C’est déchirant lorsque la mère de Gérard lui donne une convocation qu’elle a reçu de la police (pour un meurtre) et lui dit qu’elle le cachera, et qu’elle l’aidera à franchir la frontière ; une larme coule sur son visage alors que lui est resté face à elle indifférent et moqueur, elle lui dit « je t’en prie ne méprise pas cette larme »…et l’on sait que par amour pour son fils , elle est prête à braver toutes les lois !
J’aime aussi, Arnold, la “clochard céleste” qui est effrayé à l’idée d’avoir peut-être commis un crime lorsqu’il était soul. lorsqu’il meurt de bonheur, il dit adieu à la borne kilométrique, et à son vieux pote le poteau électrique.

Et bien entendu, il y a Marie ( Anne Wiazemski) qui est si pleine de vie, et d’intelligence, avec son visage à la fois doux et dure et sa voix grave. Sa situation rappelle celle d’Agnès dans cet autre splendide film de Bresson : Les Dames du Bois de Boulogne.
L’âne lui-même est un acteur exceptionnel, il est touchant et magnifique ! J’aime le fait que lorsqu’on parle de lui il y a souvent une confusion. On pense d’abord que les gens faisaient une réflexion sur un être humain présent dans le même lieu. Balthazar est considéré comme un égal de l’homme, il est maltraité et parfois aimé comme les humains le sont entre eux. La mère de Marie dit de lui « Il est tout ce qui me reste, laissez le tranquille, il a travaillé toute sa vie, il est vieux, comme moi, il a le droit de se reposer. »
Ce film est brillant parce qu’il est au coeur du tourbillon de la vie, et en donne une image nette et toujours au rasoir. Animaux et humains sont connectés dans une vie dure mais passionnante, et s’il y a de la souffrance et du pardon, il n’y a pas de réel jugement et pas non plus de culpabilité réelle, ce qui unit les personnage plus que la moral et les institutions sont les rapport d’amour et de colère, de violence et de souffrance, ce film est émotionnellement très fort et très vivant !
Si souvent balthazar est battu, il est parfois câliné, comme disait Bjork « there is no map to human behaviour » mais il y a de l’amour et de la confusion ! Ce film est extraordinaire !




When I was a child, a wise teacher told us “Do you really think that donkeys are stupid? It is not stupid; it’s even rather intelligent to be reluctant to slavery!”

In a village, kids fall in love with a baby donkey, they ask their father to have him and religiously baptise him Balthazar. Everyone grows up, childish love stories become marks on a bench and the cruelty of love, sensuality, greed, and pride lead the world and Balthazar between hard work, disappointment, pain, cruelty and passion.

This film is a master piece, each time a character opens his/her mouth he/she says something altogether accurate, tender, poetic, philosophic and cruel. I love how the details of 1960’s rural life are depicted, how the baker’s son, Gerard, an electrically erotic bad boy, distributes the bread by taking the money from wooden bread boxes outsides of the houses (like mail boxes actually).
I love the fact that as mean as they can be all, they are lovable because they’re suffering humans. Life doesn’t leave them any choice either. Like Balthazar who’s a slave of humans, they’re slaves of their passions!
It’s altogether a fable on human destiny and a specific story situated specifically in a French village in the mid sixties. When Gerard opens his radio yéyé music burst! It takes place in a world in evolution still in between modern and motorised agriculture, and manual one using animals;the adults characters could come from classic literature like the Miser who reminds of Mr Grandet from Balzac’s Eugenie Grandet while the youngsters represent the youth of the sixties inventing itself as an independent entity with its own culture and own moral.

The film is also rich with classical themes of the catholic religion like the baptism, the bible, Marie, the forgiveness, deadly sins, prodigal sons and daughters, the donkey and the sheep.
It’s beautiful when Gerard’s mother give him the convocation he received from the police ( for a murder ) and tells him that she’ll hide him and with her help he’ll cross the border, a tear run on her face and she says to her son that remained silent and unconcerned “ don’t despise this tear”

I also love Arnold the “dharma bum” who’s scared of having killed a man while he was drunk, and who dies of happiness saying adieu to an electric post.

And of course Marie who’s so full of life and intelligent, her situation reminds of Agnes’ in another beautiful film of Bresson Les Dames du Bois de Boulogne. Agnes is a prostitute and love and is loved by a man who ignores it…



The donkey himself is amazingly touchingly beautiful! I love the fact that when people talk about him there is always confusion: first we always thought they talked about a specific person who’s also around. Balthazar is considered like an equal by the humans around him; they mistreat and love him like they do to each other. Marie’s mother says about him “he’s all I have left, leave him alone, he’s old like me, and he’s worked all his life, he deserves rest!”

This film is brilliant because it takes place in the middle of life, odd things happen but it’s always sharply right, animals and humans are connected in this life and if there’s pain and forgiveness, there is no judgement and no real guilt.
They sometimes hit Balthazar and after they caress him. “There is no map to human behaviour” but there is love and confusion! This film is extraordinary!

Saturday, 5 December 2009

Les Yeux sans Visage , Georges Franju


Comme d'habitude la version française suit!

Besides Film noirs and comedies, French cinema does not traditionally plays with genres; this is why the rare examples of fantastic stories or thrillers are regarded as cult.

The Eyes without a Face is one of them. I heard a lot about it before seeing it today, and I expected to be frightened!

Made in 1960 by Georges Franju adapted from a pulp, it’s apparently the best feature Franju executed, but I heard that his shorts were little treasures much more fascinating.

This film tells the story of doctor Genessier (Pierre Brasseur) whose daughter Christiane (Edith Scob) had her face destroyed in a car accident. His assistant (Alida valli who worked with Visconti, Antonioni, Carol Reeds, Hitchcock…) finds girls looking like Christiane to , through surgery, steal their faces, and try to give Dr Genessier’s daughter her face back.

The fantomatic Christiane wears a mask and seem to haunt her own house, trying through the phone to reconnect with her lover who thinks she’s dead!

Though the actors are fantastic nothing horrified me or even stimulated my imagination. The film is actually quite kitsch and more gothic than fantastic. The music which is kind of circus like, gives a kind of irony and distance to actions that should oppress and scare us . It’s too detached to surprise but I must say that I kind of liked the grotesque and kitschness of the film.

Don't forget to vote



En dehors des films noirs et des comédies, le cinéma français se risque rarement dans les genres, les rares exemples de fantastique ou de thrillers en sont donc devenus cultes.

Les Yeux Sans Visage est un de ceux là, j’en avais beaucoup entendu parler avant de le voir aujourd’hui, et je dois dire que je m’attendais vraiment à être effrayée…

Fait en 1960, il serait le long métrage le plus réussi de Georges Franju, mais j’ai entendu dire que ses courts-métrages étaient des bijoux beaucoup plus fascinants.

Ce film raconte l’histoire du docteur Genessier (formidable Pierre brasseur) dont la fille Christiane ( Edith Scob, magnifiquement éthérée) a eu le visage détruit lors d’un accident de voiture. L’assistante du docteur (Alida Valli qui joua avec les plus grand : Hitchcock, Antonioni, Visconti, Carol Reeds…) trouve des filles ressemblant à Christiane pour, à travers la chirurgie, leur voler leurs visages et rendre le sien à Christiane.

Elle, fantomatique, portant un masque, hante sa propre demeure essayant de se reconnecter à son fiancé qui la croit morte à travers le téléphone !

Bien que les acteurs soient extraordinaires, ce film ne m’a pas donné un seul frisson, et hélas n’a même pas stimulée mon imagination. Je suis désolée d’avoir à reporter ici, une déception. Je pense que la musique clownesque qui met une distance ironique entre nous et l’image, et la bonhomie générale de la police, le fait qu’on ne s’identifie pas,( et le fantastique demande de l’identification pour pouvoir être efficace) font que la sauce , selon moi, ne prend pas! En revanche j’aime beaucoup la relation entre Alida Valli et Pierre Brasseur et le kitsch général du film m’amuse assez !


To help you make a choice for the poll

Pour vous aider à faire un choix: petite campagne politique entre les films du sondage

Faust de Murnau



Bande à Part by Jean-Luc Godard


The River by Jean Renoir


Andrei Roublev by Andrei Tarkovsky

Saturday, 28 November 2009

Glee/ Gossip Girl : A feeling of Social Vertigo




La version française suit!

A compared study with a political focus.


It’s rather interesting to watch Glee just after Gossip Girl. It gives a feeling of social vertigo. Two truths of modern America: in one hand the young socialites of Manhattan who fight for domination and on the other hand the kids from Ohio trying to survive high school through music.

For the first one the future is brilliant and the only danger is to become second best, for the others the future is bleak and compromised by social, physical handicap, ethnic, economic, and geographical background.

If the pleasure in watching Gossip Girl mainly came from the Choderlos de Laclos perversity, Glee’s comes from eruptions of campness, bad taste, bad behaviour, colours, emotions and great humour. But if we know that our New Yorkers will always fall on their feet (like the well trained cats they are) the Glee kids might finish like the adults of the show: teachers in the same school they went in (at best), alcoholics or unemployed …and they’re aware of their fate.


It’s always interesting to see how America has always advertised herself as a country of equal opportunities but actually created from the beginning aristocracies snobbier than the European one ( I remind you that snob comes from the French “sans noblesse” : without noblesse)!


Glee is also about competition but the contest is compromised by the desire of Mr Schuster (picture below) to educate and I do think that it is the first time in a TV show that a teacher is actually trying to make his students evoluate to more tolerance, acceptance, and empathy toward those considered less lucky! (I love the episode where they all experience what it means on a daily basis to be in a wheel chair, and also the one where they meet the deaf kids who teach them a beautiful singing lesson).



In its third season Gossip Girl is now taking an interest in politics, but the vision of show is not about ideas and ideologies but nice personalities .Trip Van Der Bilt (who actually looks like a young JFK(picture below)) is supposed to be a good politician because is a good person. He was of course helped by the money and contacts of his top class family. After all I read the other day that a huge part of the American congressmen (women) are billionaires. On the High school scale the political pretences of the show worked out but on the world scale, it’s overly naïve and thus boring. After all what we love in Gossip Girl is the shallowness!



There is something else on which Glee and Gossip Girl kids are not equals: Sexuality.

In the deep and old fashion America where the study of science is compromised by religion, either you stay a virgin, either you get pregnant and if you do, no one will suggest that you might, by getting an abortion, save your own future. In Gossip Girl the kids have sex and no one gets pregnant ( they heard of the pill, and of condoms)!

If Glee kids wanted to have the same opportunities than Gossip Girl’s kids they would need their parents to make huge financial sacrifices or to get deeply indebted which they probably already are. Or as Vanessa’s mother (from Gossip Girl) vaguely suggested: fight for good public universities. Maybe they should go to France before Mr Sarkozy finishes ruining a system where intelligence and talent are more valued than nepotism and money!




Glee/Gossip Girl : Un Vertige Social

Petite étude comparée des idéologies en jeu dans les deux séries.

C’est assez intéressant de regarder un épisode de Glee juste après un épisode de Gossip Girl, cela donne une impression de vertige social. Voici deux réalités de l’Amérique moderne : d’un côté les jeunes élites de Manhattan à qui l’on offre des opportunités extraordinaires dès le lycée (ils sont déjà en contact avec les personnes qui les feront aller loin) et de l’autre les lycéens de Glee qui vivent dans l’Ohio dans un état et un lycée de perdants et dont la seule chance de survie est la musique.

Pour faire une analogie franco française d’un côté vous aurez la jeunesse dorée de Neuilly fils de Sarkozy et autres à qui l’on offre des postes important à un très jeune age, et de l’autre les enfants des classes populaires qui veulent réussir en passant par la Nouvelle Star et Star Academy.

Pour les premiers le future est assuré d’être brillant, et le seul danger pour eux est de n’être que deuxième au lieu de premier ; pour les autres le future est plus sombre et compromis par leur milieu social, leur handicap physique, leur ethnie, leurs ancrage économique et géographique.

Si le plaisir de regarder Gossip Girl vient d’une douce perversité à la Choderlos de Laclos, celui de Glee vient d’éruptions de mauvais goût jubilatoire, de comportements hors normes, des couleurs, des émotions et d’un formidable sens de l’humour. Mais si nous savons que nos new-yorkais retomberont toujours sur leur pattes (comme les chats bien entraînés qu’ils sont), les héros de Glee pourraient finir comme les adultes de la série : professeur dans la même école où ils sont allés (au mieux) alcooliques, chômeurs… et tristement ils en sont conscients. !

Il est toujours intéressant de noter comment l’Amérique a toujours voulu donner d’elle l’image d’un pays donnant à tous l’égalité des chances (le rêve américain) mais que dans la réalité, très tôt s’est constituée une sorte d’aristocratie plus fermée et plus snobe que l’européenne (je rappelle à ceux qui l’ignoreraient qu’à l’origine snob signifie « sans noblesse »)! Les personnages de Gossip Girl sont les descendants de ces familles plus royalistes que les rois !

Glee intègre aussi la notion de compétition sociale qui semble a petite échelle exister dans tous les lycées ou du moins dans toutes les fictions d’adolescents (si tu es blond aux yeux bleus, fort en sport ou cheerleader : tu es populaire ce qui signifie seulement socialement dominant). Mais la compétition est compromise par le désir de Mr Schuster, leur professeur de les éduquer de leur apprendre la tolérance, l’acceptation d’autrui et l’empathie (se conférer aux formidables épisodes où les élèves se déplacent tous en fauteuil roulant, ou bien celui où ils rencontrent les élèves de l’école de sourd qui leurs donnent une magnifique leçon de présence scénique et de chant) !


Dans sa troisième saison Gossip Girl s’intéresse maintenant à la politique, mais l’idéologie se limite à la personnalité de Trip Van Der Bilt (il ressemble à un jeune JFK) qui est supposé être un bon politicien parce qu’il est une bonne personne ! Bien entendu à 26 ans il est déjà congressman grâce à l’argent et aux contacts de sa famille ! Au niveau du lycée les luttes de pouvoir étaient assez pertinentes, mais à l’échelle du monde, c’est d’une naïveté terrifiante et donc extrêmement ennuyeux. Après tout on aime Gossip Girl parce que c’est superficiel !


Il y a autre chose sur lequel les ados de Glee et de Gossip Girl ne sont pas égaux: La Sexualité.

Dans l’Amérique profonde où l’étude de la science est compromises par des idées religieuse d’un autre age soit les filles restent vierges, soit elles tombent enceintes, et si cela leur arrive personne ne leur suggère qu’elle peuvent avoir un autre future que celui de mère fille en avortant. Dans Gossip Girl nos héros ont des relations sexuelles mais ils ont entendu parler de la pilule et des préservatifs !

Pour conclure si les ados de Glee voulaient avoir les mêmes chances que ceux de Gossip girl, ils auraient besoin que leurs parents s’endettent pour qu’ils aillent dans les écoles snob qui semblent les seules à proposer une future décente aux jeunes américains. Ou comme la mère de Vanessa le suggère qu’ils militent pour une université publique de qualité. Peut-être qu’ils pourraient venir étudier en France avant que M. Sarkozy n’achève un système éducatif où l’intelligence et le talent sont plus valables que le népotisme et l’argent !



Sunday, 22 November 2009

The Box (Richard Kelly)





La version française suit la version anglaise.

How a psychological test turned into a metaphysical questioning.

If the casting and the trailer didn’t attract me to this film, the name of Richard Kelly did.

This is the cinematographic adaptation of a short story written by Richard Matheson called Button, button

A man with an half destroyed face rings at the door of a young couple with a child and presents them a deal: if they push the button someone will die and they’ll get 1 million dollars.


Altogether reminiscent of the seventies psychological tests on morality and of the principles of storytelling (of course if you don’t press the button there is no story to tell) Richard Kelly pushed a bit further the universe he created with Donny Darko, if this time the temporality is continuous, the explanation of the situation is more connected with metaphysics than physics (Einstein’s principles).

Donny Darko was the story of an individual into a time loop, with possibilities to have glimpse behind the curtain of life and time. The Box interrogates the philosophical concept of free will and determinism, but also the human factors of empathy and forgiveness.

The heroes this time are adults but the story also takes place in the seventies and lots of images and impressions are echoing Donny Darko’s, as if it was the other side of the same coin. In both films there are handbooks, aquatic passages, strange coincidences and paranoia, as if Richard Kelly was trying to induce or explain a particular vision of the world. These films also have the qualities of seventies movies, they’re lead back and take their time exploring the situation and the characters persona instead of being solely focused on the action. What’s brilliant in Kelly’s films is that he grounded his characters, made them specific and human, and even if it’s transfiction, and falls beautifully into weirdness it’s incarnated, warm, dramatic and emotional and the actors are all fabulous (even Cameron Diaz (we should remember she was good in Being Malkovitch)).

The aesthetics this time reminds of Kafka and Magritte. There is a beautiful, almost poetic theme, the one of amputation, alteration of the body.

I am trying to tell nothing about what happens after the button is pushed, because you need to see it. But maybe later I’ll let you know that there are no questions of good and evil, paradise and God, it’s all about the manipulation of human beings to make them look evil. It’s all a matter of point of view; if you want to kill your dog you accuse him of having the plague!



Ou comment un test psychologique se transforme en questionnement métaphysique.

Si, ni la distribution, ni la bande annonce ne m’attiraient, seul le nom de Richard Kelly me fit désirer voir ce film.

Voici l’adaptation cinématographique d’une nouvelle de Richard Matheson appelée en français le Jeu du Bouton (qui fut aussi mise en scène pour la Quatrième Dimension)

Un homme au visage a moitié détruit sonne à la porte d’un jeune couple avec enfant et leur propose une opportunité: s’ils appuient sur le bouton quelqu’un va mourir et ils obtiendront un million de dollar.

Cette histoire rappelle à la fois les tests psychologiques des années 1970 (comme celui qui est au centre du I comme Icare de Verneuil (film qui a très mal vieilli)) et les principes de base du fonctionnement de la fiction (si personne n’appuie sur le bouton, il n’y a pas d’histoire). Richard Kelly a repoussé un peu plus loin les limites de l’univers qu’il avait crée avec Donny Darko, si cette fois la temporalité est continue, les explications de la situation deviennent plus métaphysiques que physiques (Cf Einstein)

Donny Darko racontait l’histoire d’un jeune home pris dans une boucle temporelle, dans un monde parallèle qui lui donnait l’opportunité de jeter un œil derrière le rideau du temps et de la réalité. The Box interroge les concepts philosophiques de volonté, de liberté et de déterminisme, en y incluant les éléments humains de l’empathie et du pardon.


Les personnages principaux, cette fois, sont des adultes, mais comme dans Donny Darko l’action se passé dans les années 70, et beaucoup d’images et d’impression lui font écho, comme si The Box et Donny Darko étaient deux facettes d’une même pièce. Dans les deux films il y a des manuels qui expliquent ce qui se passe et la démarche à suivre, des passages aquatiques, de drôle de coïncidence et la paranoïa, comme si à travers ses films Richard Kelly essayait de nous transmettre une vision du monde plus complexe : sa vision du monde. Ces films ont aussi les qualités de ceux des années 1970, ils portent un rythme relativement naturel et relax, ils explorent de fond en comble la vie sociale des personnages autant que l’action dans laquelle ils sont prisonniers. Ce qui est Brillant dans les films de Kelly, c’est que les personnages ont une existence propre, ils sont spécifiques et humains, et même si ce film est de la « transfiction », et tombe souvent merveilleusement dans l’étrange, il est profondément incarné, chaleureux, dramatique, émotionnel et les acteurs sont fabuleux (même Cameron Diaz (avons-nous oublié sa performance de Dans La Peau de John Malkovitch, pour craindre un film dans lequel elle joue ?)

L’esthétique de ce film rappelle Kafka et Magritte, et il y a un thème magnifique et presque poétique celui de l’amputation et de l’altération du corps.

J’essaye autant que possible de ne rien vous dire de ce qu’il advient après que le bouton est poussé. Peut être que plus tard je vous proposerais mes clefs (à vous de voir) je vous ferais savoir qu’il n’est pas question du bien et du mal, ni de dieu, ni du paradis, qu’il s’agit plus de manipulation de l’être humain pour laisser penser qu’il est déterminé au mal, après tout n’accuse t on pas son chien d’avoir la peste quand on veut le tuer.



Friday, 13 November 2009

Lady Oscar, Jacques Demy 1978



English version follows the French one!
En 1978 Jacques Demy réalisait Lady Oscar pour une production japonaise. Adapté du manga la Rose de Versailles qui fut diffusé comme dessin animé sous le nom de Lady Oscar à la fin des années 1980. Lady Oscar raconte la vie, d’une femme qui fut élevée comme un homme à la fin du dix-huitième siècle. Elle devient garde du corps de la reine Marie Antoinette.
La première fois que j’ai entendu parlé de ce film de Jacques Demy, c’était à la fin des années 1990, lorsque toute son œuvre fut restaurée et intégralement proposée sur grand écran. à l’époque je vivais en province, et Internet balbutiait, ma vie de cinéphile était faite de frustrations ! À Noël dernier Agnès Varda avec Ciné Tamaris a sorti un coffret dvd contenant l’intégrale des films de Demy. J’ai bavé devant l’objet un certain temps, et c’est pour mon anniversaire que ma très chère amie V. me l’offrit ! (merci ma poule)
Donc finalement ma curiosité put être satisfaite de voir l’adaptation par un réalisateur de la génération de mes grands parents d’un manga de mon enfance ! Je dois dire que je n’était pas très fan du dessin animé je le trouvais assez cucul, et je ne comprenais pas tellement l’orientation sexuelle de Oscar !Il me semble que Lady Oscar n’était pas vraiment destiné aux enfants dont la perception du monde est relativement simpliste, on n’y attendait seulement qu’Oscar se révèle : porte une robe ou qu’elle fasse un sort à cette pétasse de Marie Antoinette !

Maintenant le film : d’abord je dois dire pour ceux qui voient systématiquement les choses au premier degré, que Lady Oscar est une fantaisie qui ne cherche pas à être un film historique ou a être vraisemblable. Il traite de la fascination qu’ont les japonais pour les personnages au genre ambiguë. Si vous avez vu La Vengeance d’un Acteur,où le personnage principal passe tout le film habillé en femme ou bien peut-être vu des mangas comme Ramna ½ ou le Chevalier d’Eon vous savez que l’ambiguïté sexuelle ou la versatilité de genre est un thème relativement commun qui se dédouane de la moralité « manichéenne » occidentale!
Ensuite pour ceux qui préfèrent le dessin animé et snobent toute adaptation filmique, vous devez savoir que cette adaptation eut de fait beaucoup de succès en Asie ! Il ne faut pas se faire plus royaliste que le roi !
Le film fût tourné avec des acteurs britanniques, qui pour la plupart sont demeurés inconnus. Le casting est très bon, Oscar ( Catriona MacColl) rend le trouble de son personnage crédible, André (Barry Stokes) est très bon et très beau, Marie-Antoinette est drôle (Christine Böhm) …
J’ai beaucoup aimé ce personnage, je pense que nous avons appris à aimer les pestes ou à rire d’elles grâce aux frasques de la bling bling Paris Hilton et à Blair Waldorff de Gossip Girl !Je la trouve irrésistible quand elle dit à son fils qu’elle est capable de régner car Dieu sachant qu’elle serait reine lui a donné les qualités pour gouverner (Tiens ça me fait penser à une affaire récente ça !)
Le film commence à la naissance d’Oscar, sa mère meurt en couche et son père psychotique qui voulait un garçon mais n’eut que des fillettes décide qu’il l’élèvera comme un mâle !
Heureusement pour Oscar, elle n’a vraiment pas l’air d’un garçon ! Et Demy a eu l’extrême bon goût de ne pas fuir devant la perversité de la situation. Elle attire aussi bien les femmes conscientes de sa nature, que les hommes qui la prennent pour un homme ! Oscar s'ouvre à sa propre féminité quand elle est pour la première fois troublée par l’amant suédois de la reine !
André qui fut élevé à ses côtés, l’a toujours aimée, et c’est lorsqu’elle porte une robe pour séduire le suédois (qui ne la reconnaît pas en femme) qu’il lui révèle ses sentiments en l’embrassant ! Oscar effrayée et arguant qu’étant, elle, noble et lui roturier, ils n’ont pas d’avenir, retourne à ses habits d’homme !
Il y a dans ce film une scène magnifique: c’est lorsque le père d’Oscar semblant se souvenir qu’elle est une fille décide de la marier. Oscar se présente à ses fiançailles en homme et pour épouvanter son futur mari, séduit et embrasse une des femmes de l’assemblée, seulement voilà celui-ci est au contraire très excité, et lui promet de l’initier à toutes les perversions du divin marquis ! Franchement comme ne pas aimer ce film ! Oscar qui voit la reine dépenser sans compter est consciente de la croissante colère du peuple et finie par rejoindre la révolution et sa féminité dans le lit d’André !
La plupart des gens qui n’aiment pas les films de Jacques Demy et lui reprochent d’être naïf et cucul, ne les ont jamais regardés de prés. Leur perception m’a toujours parue faussée, car tous ses films sont saupoudrés d’une perversion salvatrice et catharsique et moi je me délecte à chaque fois !



In 1978 Jacques Demy shoot a film for the Japanese, adaptation of a famous manga the rose of Versailles depicting the life of a woman raised as a boy at the end of the eighteenth century in France. She will become Marie Antoinette’s body guard.

I first heard of this Demy’s opus, when all his films, after restoration, were back on the big screens at the end of the nineties. In those days without internet and in medium cities, the life of a cinephile was made of frustrations. I took this opportunity to see some of his classics on the big screen, and for the less well known, well I had to make some pecuniary decisions and saw, A Room in Town, A Slightly Pregnant Man, and the Pied Piper. Last Christmas Agnes Varda and Ciné Tamarisreleased a complete DVD boxset of all Demy’s films. I watered in front of this beautiful object for a few months, and my dear friend V. had the nicest gesture by offering it to me for my birthday, last July.
So Finally I saw Lady Oscar. I was extremely curious to see this film because, like most of the kids raised in France in the eighties, my imagination grow with Japanese animation, and seeing a film from a director from the generation of my grandparents making an adaptation of an anime of my generation was very exciting! Under the name of Lady Oscar, like the film, we saw the animated adventures of Oscar dressed as a man, in the pre French revolution Versailles.
I need to say for the first degree spirits and for the first degree manga fans, that Demy’s film is a fantasy, he’s not trying to depict the years before the revolution in a realistic way, not even to follow the exact course of History, plus if you didn’t grew up and preferred the anime, let me tell you, that if Lady Oscar was barely released in Europe it was a very big success in Asia, so no need to snub it under the pretence it’s not following the books!
All the cast is British. I really enjoyed this film, Marie Antoinette is spoiled and megalomaniac, the sort of character we learnt to enjoy watching with the ridiculous Paris Hilton, or series like Gossip Girl. She’s mental and it’s delightful to hear her saying to her child that “off course I know how to rule a country because God gave me this ability!”
The film begins by the birth of Oscar. Her mother dies during labour, and because he already had a few daughters and longed for a boy, her father, decides that Oscar will be raised as a boy, to join the army later. Luckily for her, Oscar is very feminine and Demy had the fantastic taste not to hide the perversity of her situation. Women are in love with her, and men even when they think she’s a man are attracted! Her femininity is actually revealed to Oscar when she is first sexually aroused by the Swedish lover of the queen!
André who was raised with her, has always been in love with her, and that’s when like in a fairy tales she wears a dress that he reveals his feelings to her by a kiss. Oscar is scared and confused and for a while refuses this newly discovered femininity. She’s enslaved to her father will and also believes that she can’t love André because she’s an aristocrat and he’s a commoner. She also became aware of the poverty of the people compared to the richness of the court. It’s when her father decides to get her married (weirdly remembering that she’s a girl) that Oscar decides to join the revolution.

I particularly love the scene of her engagement party, when she dances and kiss a girl to frighten her fiancé, but actually this one who’s a follower of the marquis de Sade, is really excited and promise to initiate her in perversity!
Come one what’s not to love in that?
Most of the people who disregard Jacques Demy’s films think that they are overly naïve and childish. They’re just unable to see how he loves to spice situations. With only one extract of A Room in Town I can make them forget they ever thought that. A slight powdering of perversity runs in all his film, and that’s why they're so delicious!