Friday, 5 March 2010

Fantastic Mr Fox by Wes Anderson




ENGLISH VERSION FOLLOWS THE FRENCH ONE
Adapté du roman de Roald Dalh du même nom, le fantastique Mr Anderson a légèrement changé son champ d’action par, au lieu d’utiliser des humains, créer et animer de magnifiques créatures de fourrure.
Dans un monde, où la 3D et l’animation assistée informatiquement sont maîtresses, revenir à l’animation image par image est une action équivalente à remettre de l’organique dans un art ayant perdu son accroche au monde physique.
Bien que Fantastic Mr Fox soit un film d’animation destiné aux enfants, il porte en lui les thèmes récurrents de l’œuvre de Wes Anderson, et par là éclaire aussi le reste de sa filmographie et donne de nouveau angles d’interprétation.
Mr Fox a un fils qui aimerait être un athlète de la trempe de celui que fût son père, mais il est petit et maladroit, alors que son cousin Kristofferson est « un naturel » (et je cite Foxy). Foxy l’adopte immédiatement comme un fils plus valable que le sien, et ne se soucie pas de la peine qu’il cause à son enfant.
C’est cruel et horrible de la part de Mr Fox, mais que penser de Royal Tennembaum qui de tous ces enfants préférait Richie le champion de tennis, et s’était amusé à tirer avec un fusil à plombs sur Chas qui pourtant était dans son équipe. Mr Fox pourrait être un jeune Royal Tennembaum (et le film La Famille Tennembaum, une description de son futur.) Mrs Fox , elle , fait penser à Ethel Tennembaum qui est l’image rêvée de la mère parfaite.
A la lumière de Fantastic Mr. Fox on pourrait aussi se demander ce que les jumeaux de Herman Blume ont pu penser de l’amitié qui le liait à Max Fischer dans Rushmore ( avant bien sûre que celui –ci ne trompe leur mère. Ou bien observer comment Steve Zissou envisage de reconnaître en Ned son fils, alors qu’il a ignoré son existence jusqu’ici, et comment il se met en compétition avec lui d’une façon qui ne peut pas être considérée comme paternelle.
On peut aussi compter dans cette énumération des rapports père/fils les trois frères de à bord du Darjeeling limited, qui sont littéralement ancrés aux bagages de leur père. Et en particulier Peter qui porte ses lunettes bien qu’elles ne correspondent pas à sa vue, il les utilise autant pour gérer son deuil que comme objet transitionnel pour être connecté à travers ses sens et des migraines à son père décédé. C’est dans ces rapports à la fois poétiques et dramatiques, entre le corps et l’esprit que repose la beauté des films de Wes Anderson : cette tentative désespérée de faire s’harmoniser la vie réelle et les désirs.
De là vient ce paradoxe de la construction de tous ses personnages, ils ont l’air délicats, manucurés, et bien élevés mais ont tous tendance à perdre la raison et se lâcher dans la confrontation physique d’une manière beaucoup plus violente de ce qu’on pouvait attendre de leur part.
Aucun de ses charmants personnages n’a jamais refuse une bagarre, l’usage de la dynamite , jouer avec des flingues ou acheter des piranhas.
Le moment qui m’a le plus émue dans Fantastic Mr Fox est lorsque Fox, Ash et Kylie rencontrent le loup. Foxy avait plusieurs fois fait allusion à sa phobie du prédateur, lui qui souffre d’avoir perdu sa sauvagerie et a pour cela mis en danger de mort toute sa communauté, comprend intellectuellement la position du loup, mais est lui même tellement profondément civilisé qu’il ne peut pas le rejoindre dans la nature. Le loup semble là pour rappeler qu’en dehors du petit monde de Mr Fox où on nomme les animaux par leur nom latin, où l’on boit du champagne et se met en scène avec une radio portative, il y a un monde plus vaste et plus mystérieux.
La mort et le deuil sont très présent dans toute l’oeuvre de Wes Anderson et il est fascinant de noter que bien que Fantastic Mr Fox soit un film destiné aux enfants, les spectateurs sont systématiquement informés de la durée de l’action en temps humain et en temps renard, ainsi on se souvient toujours que la vie de Mr Fox n’est pas très longue, et celle des humains ne l’est pas beaucoup plus.
Chaque scène de ce film est un trésor d’amusement et de beauté que l’on ai 5 ou 95 ans on ne devrait pas le manquer.
Adapted from Roald Dahl’s book of the same title, the fantastic Mr Anderson slightly changed his field of action by, instead of using humans, creating beautiful furry creatures and animating them.
In aworld where 3D and computered animation almost won the game, coming back to the low-fi stop motion animation is the equivalent of giving back organic matter to an art almost become ethereal.
Though Fantastic Mr Fox is an animation aimed at kids, it carries themes recurrent in Wes Anderson’s films, and enlightens the rest of his filmography by new angles of interpretations.
Mr Fox has a son who would love to be an athlete like his father once was, but he’s small and clumsy , while his cousin Kristofferson is “a natural” and I quote Foxy who immediately adopts him as a better fitted son!
That’s cruel and horrible from Mr Fox who doesn’t seem to care about the pain he caused to his son, but what about Royal Tennembaum who preferred of all his children Richie, the tennis champion and shot Chas who was in his team with a BB gun. Mr Fox could be the young Royal Tennembaum (and The Royal Tennembaums be the depiction of his future!) While Mrs Fox is as dedicated, classy and well mannered as Ethel Tennembaum is.
It’s also interesting to consider how his twins might have taken Herman Blume’s friendship with Max Fischer in Rushmore (before he cheated on their mother of course), or to see how Steve Zissou thinks of adopting Ned Plimpton because he’s cool , but also compete with him in a non fatherly way in The Life Aquatic with Steve Zissou.
We can also count on the three brothers of Darjeeling Limited who are anchored by their father’s luggage (literally). Especially Peter who wears his dad’s glasses even though they’re not his prescription as if he was, this way, using them not only to deal with his grief but also as a transitional object, to be connected through the senses and migraines to his dead father. This is where the strings of dramatic poetry are entwined to the aesthetics of Wes Anderson this desperate attempt to make the dream real.
From that comes the paradox and Beauty of Anderson ‘s work, his heroes who look delicate, manicured and mannered, often tend to loose their mind and be much more violent than expected.
None of his polished characters has ever refused a physical confrontation, the use of dynamite, to play with guns, or to buy piranhas.
The moment which moved me the most in Fantastic Mr Fox is when Fox, Ash and Kylie meet the wolf. Foxy had mentioned him several times before, saying that he was phobic of this predator. Foxy who longs for his wilderness (who names the animals by their Latin names, drinks champagne, and stages his appearances with a small radio that he carries everywhere), and for that endangered his whole peaceful community, intellectually, connects with the wolf but is too far gone in civilisation to join him in the wilderness. The wolf seems to be there to remind that there’s a bigger and more mysterious world out there.
Death is present in all Wes Anderson’s films, and what is fascinating in Fantastic Mr Fox is that we’re always informed of the duration of the action in human time and in fox time, which reminds us, that fox’s lives are very short and ours not that long…
Every scene in Fantastic Mr Fox is a treasure of witty and beautiful details. It shouldn’t be miss whether you’re 5 or 95 years old.




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2 comments:

Cyrille Falisse said...

Je te felicite pour ce blog bilingue de qualite. Je serai heureux de repasser par ici.

My warms congratulations. Your bilingual blog is made in quality. I will be pleased to pop up by one of these days.

Valérie said...

merci
Thanks

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