Thursday, 31 January 2008

The Bride Wore Black/ La mariée était en noir François Truffaut

English

First I’d like to inform you, that I left England for an undetermined time. I am now back in Paris also for an undetermined time, but the huge advantage for you, will be that I’ll see more films, and that you’ll hear of things long before they’ll be released in your country, as Paris has all the cinema of the world.

But yesterday evening that’s on TV that I saw this noir Truffaut.

I missed the beginning. The first murders.

This is the story of a woman, Julie Kohler (Jeanne Moreau) whose husband has been killed on the day of her wedding by a group of single men playing idiotically with a riffle. As nobody let her die, she found all these men to kill them one by one.

It’s the classic story of the woman who takes revenge.

She seduces them to reach them, so for each murder we get an accurate picture of these men’s life, which aren’t bad guys, but ordinary one, living with their obsession and attracted by the mystery of the Woman. I’d say that it’s a film about men dealing with their ideal woman. It’s not anymore the man who loved women; it’s the woman who killed men. Love and murder reunited once more. What’s more fascinating, than a murder filmed like a love scene. It was Hitchcock’s method, and then he did love scenes as murders and that’s the man who loved women. Eros and Thanatos always entwined.

Julie Kohler lost her soul the day her husband died. It is very likely that she’s a virgin still. Her only goal in life is to kill these men, and let them know why, but each murder gets slower. And the suspense comes from the idea that another love might stop her, because she’s not a bad person either. She has no soul so she’s free to use all her energy to be the dream woman of those very different men. But she’s probably not conscious of her seduction, because she’s innocent and unpenetrable. Of course the film is under the influence of Marnie


Français

D’abord je voudrais vous informer que j’ai quitté l’Angleterre, pour une période indéterminée. Je suis de retour (mon corps en tout cas) à Paris pour une période indéterminée aussi, mais c’est un énorme avantage pour vous, vu que je verrais plus de films, ainsi vous entendrez parler de certains, bien avant qu’ils ne sortent dans votre pays, après tout Paris diffuse tous les cinémas du monde.

Mais hier soir, c’est à la télé que j’ai vu ce noir Truffaut.

J’ai raté le début, les premiers meurtres.

C’est l’histoire d’une femme, Julie Kohler (Jeanne Moreau) dont l’époux a été tué le jour de son mariage, par une bande de célibataires qui jouaient avec un fusil. Comme on ne l’a pas laissée mourir, elle a retrouvé ces hommes un à un et a décidé de tous les tuer.

C’est une histoire classique de vengeance.

Elle les séduit pour les atteindre, et chaque meurtre est comme une vignette de la vie de ces hommes, qui ne sont pas mauvais, ce sont des types ordinaires. Vivant avec leurs obsessions et fascinés par le mystère de la Femme.

D’ailleurs je dirais que c’est un film sur les hommes et leurs femmes idéales. Ce n’est plus l’homme qui aimait les femmes, c’est la femme qui tuait les hommes. Et quoi de plus fascinant que des scènes de meurtre tournées comme des scènes d’amour. C’était la méthode de Hitchcock, puis tourner les scènes d’amour en scènes de meurtre comme dans l’homme qui aimait les femmes. Éros et Thanatos toujours entremêlés.

Julie Kohler a perdu son âme lorsqu’elle a perdu son mari, elle est devenue veuve avant de devenir femme. Il est très possible qu’elle soit encore vierge. Son but dans la vie est de tuer ces hommes, et de leur faire savoir les raisons de leur assassinat. Le suspense dans ce film vient du fait que la seule chose qui l’arrêtera peut-être est de tomber amoureuse. Comme elle n’a plus d’âme vu que son amour est mort, elle peut devenir le fantasme de chacun de ces hommes, ou bien n’en est elle pas consciente, alors elle est à la fois innocente et impénétrable. Bien sure que l’influence de Pas de printemps pour Marnie est très importante.

Sunday, 27 January 2008

Sweeney Todds, the barber of Fleet street, Tim Burton 2008

English:
Ok as for once I speak of a film that was just released, so you know the story, Right? A barber’s wife is stolen by a perverse judge and the man is sent away. He comes back 15 years later full of hatred and desire to revenge. He cut the throats of his customers, which are turned into meat pies by his accomplice Mrs Lovett (I knew I couldn’t trust English meat!!)
The first thing that came to my mind during the titles was “rivers of blood”, and then “wow Johnny Depp singing that London is a hole and that people there are full of shit”, it sounded pretty accurate to me, and amused us a lot!
Ok this film is a musical that means that people sing 80% of the time. It’s a narrative singing there won’t be no hit song, and it’s I think rather funny to make a musical about a murderer. That also means that the writing is quite theatrical and concise. Beginning, middle and end. There are no characters that are not part of the drama and part of the story, no coincidences! The storytelling is extremely concise and classical. So there is not too much room for mistakes. To me, Tim Burton after a few, I would say loose films, comes back to practice with a style exercise, a precise structure that will give him the opportunity of being good again. Truffaut used to say that if you adapt a play on screen, the filming has to be theatrical and that you shouldn’t try to make it realistic and that is exactly what Burton is not doing.
I really enjoyed the film, though I don’t enjoy Broadway singing too much. I like this paradox between syrupy music and cruelty, perversion, cannibalism etc…
I am always scared of those very artificial movies, as the acting can be quite artificial too and I end up with a headache, thinking that it’s perfectly done, but “why am I not moved?” This is not really the case here. But Helena Boham Carter gave me headaches because she’s too technical, and I think that she shouldn’t have shown the emotions of Mrs Lovett before she understood that she’s going to loose her lover. She’s trying to get moralistic over her character and save her, and she’s all over the place, emotional and all when she should leave the space to what’s going on in Sweeney Todds head! I think that good actors are also good at erasing themselves when it’s necessary, you can feel her competitiveness and it’s annoying. I don’t like her acting I always think that she’s always doing the same and she’s too fake. What is good acting to me? When I am moved, not when I think “oh she’s got a fantastic technique!”! Johnny Depp on the other hand is fantastic he’s not judging his character, though he looks artificial, he’s not a bit artificial. And Alan Rickman is delicious of perversion! I really enjoyed the scene where they’re going to the beach, and that ST is so impregnated by his revenge that he doesn’t really pay attention to the fact that he’s getting married. Yeah the scene at the beach totally is Addams family!
When we left the cinema thursday evening, we couldn’t help thinking that London remains the same, especially at night, we went to a pub in some dark alley, a marine pub full of sailors (I mean business men)and this was strange and scary how much this city remains gothic. I read in Le Monde critic that Sweeney Todds was a like dark Jean Valjean. I like the comparison! Jean Valjean is Paris, Sweeney Todds , London!

Français
Donc pour une fois je parle d’un film qui vient juste de sortir, donc peut être n’ai-je pas besoin de raconter l’histoire, si ? La femme d’un barbier est enlevée par un juge pervers, qui se débarrasse du mari en l’envoyant, aux galères… Quand il revient 15 ans après son seul désir est la vengeance. Et il coupe presque systématiquement les gorges de ses clients, que sa complice madame Lovett transforme en tourtes à la viande (je suis très heureuse d’être végétarienne !)
La première chose qui m’est venue à l’esprit Durant le générique fût « rivière de sang », puis waouh, c’est Johnny Depp, il chante et il dit que Londres et un trou où les gens sont des gros plein de merde, et là j’ai pensé que c’était assez vrai, et cela m’a beaucoup amusé ! Son accent anglais entre parenthèse est excellent !
Donc ce film est une “comédie” musicale, ce qui signifie que les gens y chantent 80% du temps. C’est un chant assez narratif, donc il n’y pas vraiment de mélodie que l’on pourra retenir. Et je pense que c’est assez drôle de faire une comédie musicale sur un serial killer qui a vraiment existé. Cela signifie aussi que l’écriture, le script est basé sur le théâtral, et que c’est donc concis et suis la structure d’une pièce de théâtre classique. Donc il n’y a pas trop de place pour l’erreur. Pour moi Tim Burton après plusieurs semi échecs, se livre ici à un exercice de style, un retour à la technique et à une structure très solide pour être de nouveau bon. Truffaut disait à propos des adaptations cinématographiques de pièces qu’elles se doivent d’être théâtrale, que si on essaye de les rendre à la vrai vie, de les rendre réalistes, qu’elles perdent tout intérêt, et ici Burton suis totalement son concept.
J’ai vraiment beaucoup aimé le film, bien que je n’aime pas le style de la musique. J’apprécie le paradoxe entre la musique sirupeuse, et la cruauté, la perversion et le cannibalisme de l’histoire !
J’ai toujours peur des films très esthétisants, vu que souvent ils ne sont que ça! Mais ici j’ai été émue, et je me suis amusée. Le seul problème pour moi, c’est le jeu d’Helena Boham Carter, il est clair qu’elle ne veut pas du second plan et cela la dessert. Elle montre des émotions, tout le temps n’assumant pas la cruauté de son personnage, ce qui la rend : ennuyeuse. Je trouve que cela aurait été fantastique qu’elle soit une froide calculatrice durant tout le film et que seulement à la révélation de ce qu’elle a caché elle montre ses sentiments révèle son humanité ! Elle me donne l’impression de sursurligné l’évidente psychologie de son personnage, c’est gluant !! il y aura toujours des gens pour la trouver formidable vu qu’elle a une très bonne technique mais elle ne me touche pas, je ne vois qu’une actrice pas un personnage !
Johnny Depp est formidable lui, j’ai adoré la scène à la plage où il reste, malgré les différents décors, imprégnés de sa vengeance, et se fait épouser en s’en rendant à peine compte. Oui la scène à la plage, c’est impayable du pure Famille Addams !
Lorsqu’on a quitté les bureaux de la Warner, jeudi soir, c’était une avant première, les films à Londres sortent le vendredi. On a pas pu s’empêcher de penser, que Londres, particulièrement la nuit, n’a pas beaucoup changé depuis l’époque de Jack l’éventreur et de Sweeney Todds ! Dans la critique du Monde, le journaliste (désolé j’ai oublié son nom) disait que Mr Todds est comme un Jean Valjean de l’horreur, j’aime cette comparaison. Jean Valjean est Paris, Sweeney Todds, Londres
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...