English
Dominique and Karol are divorcing, because Karol hasn’t been a husband to Dominique since they got married. He has nothing left, and in a last attempt of reconciliation miserably failed keeping his erection. As a true French girl, Dominique set fire to their beauty shop and decided to accuse him of having done that to revenge. Karol ends up in the metro playing music with a comb, when he meets another polish guy who says that he’ll bring him back to Poland, but as Karol lost all his papers in the cruel divorce, he’ll travel in his suitcase…
Karol doesn’t really speak French, and with his incapacity of being a husband turn into a sort of burlesque charming character, a kind of charming clown, who plays tricks.
To me White is more imaginative than Blue, the story less expected, the symbolism less emphatic, maybe Kieslowski was compelled to symbolism like Karol to burlesque because it is ways to express oneself without using language. Is it because Kieslowski is more comfortable in his own language and don’t need to be burlesque to express what he can clearly conceive? I don’t know. I prefer this one because of its dimension of hope, love, fun, and sexuality or desire, even if the ghost of despair is never far away. It’s like a vast operation of Russian roulette. Danger is really present and the humour is dark and morbid, and of course cruel with its characters, but it’s far from shallowness and the naivety, simplicity of the characters, gives real emotions and touch deeply. There is no scheme of revenge, it all sits in the depth of passion and eternal forgiveness: “You almost destroyed me my love, but this love I have for you made me reborn from my ashes to conquer you again” it’s an hopeful No End…
Français :
Dominique et Karol divorcent, car Karol n’a pas été capable de consommer le mariage, du moins depuis qu’ils se sont mariés. Il ne lui reste plus rien et dans une dernière tentative de réconciliation il va échouer misérablement à maintenir son érection. Comme une vraie française Dominique, pour se venger mettra le feu, à leur salon de coiffure, et l’en accusera auprès de la police. Karol se retrouve dans le métro à jouer de la musique avec un peigne. Lorsqu’il rencontre un autre polonais qui lui propose de le ramener en Pologne., mais Karol a perdu ses papiers dans son cruel divorce, il voyagera donc dans sa valise.
Karol ne parle pas vraiment le français, et son incapacité à être viril le transforme en une sorte de charmant clown burlesque avec ses tours.
Pour moi Blanc est plus imaginatif que Bleu, l’histoire est plus originale moins attendue, le symbolique moins emphatique. Peut être que Kieslowski était poussé au symbolisme comme Karol au burlesque, parce que se sont des façons de s’exprimer sans le langage. Est-ce parce que Kieslowski se sent plus à son aise dans sa langue maternelle, et n’a plus besoin de symbolique pour exprimer ce qu’il conçoit clairement que ce film –ci est plus vivant ? je ne sais pas.
Et je préfère celui-là à cause de sa dimension d’espoir, d’amour, de jeu, et de sexualité ou bien de désir. Même si le fantôme du désespoir n’est jamais loin. C’est comme une vaste opération de roulette russe. Le danger est réellement présent et l’humour noir est morbide et bien entendu cruel avec ses personnages, mais la profonde sincérité des personnages, donne des émotions réelles et touche profondément. Il n’ya pas de vengeance, tout se tient dans cet équilibre de la chute : « tu m’as presque détruit, mon amour, mais cet amour que j’ai pour toi, m’a fait renaître de mes cendres seulement pour te reconquérir. » Ce serait comme un positif de Sans Fin.
Tuesday, 19 February 2008
Blue/ Bleu de/by Krzysztof Kieslowski
English:
Julie lost her husband and daughter in a car crash, she has survived. When she wakes up, she tries to kill herself but can’t. She chooses to deny, making her past disappear and reduce her life to nothing. “Because if there is nothing you can’t suffer…”!
This film was released a long time ago (on my life’s scale) and I have pushed the occasion to see it. I didn’t even know what it was about. I remember seeing extracts and thought that they were extremely beautiful, I couldn’t tell from them what the story was about. It’s also true that I have to be in the mood to watch a Kieslowski. He’s a real director, taking all the paths that cinema gives you, like a combination of many arts, plus the psychoanalytic and politic possibilities that this medium purvey. But some extremely beautiful films of Kieslowski like No End are completely hopeless and free from any sense of humour, and also cruelty which is to me a dark sense of humour.
In Blue, there’s a glimpse of humour with the cruelty with which he tortures Binoche's character forcing her to get out of her shell. I am thinking of the fact that Binoche who lost her daughter, asks to move into a childless building, but a family of mice occupies her cupboard, and she practically killed the mouse babies. When to escape from this view she’s in the swimming pool, her neighbour joins her and promise to get rid of the mice corpses. But as she escaped one danger of confrontation, as her friend goes, the swimming pool is filled with little girls with white bathing suits!
I love the way music is read, like letters in classic movies, the finger follow the notes and we hear the music.
It’s a very simple and classic story filmed with maestria, to tell the truth it’s been a long time that I haven’t seen someone playing with the palette of cinematographic expression like that. It seems like it’s made for cinema student to work on their film analysis. The rhythmic is also fascinating; black can happen in the middle of a conversation without significating the end of the scene, it’s more like a musical pause.
This film is very symbolic, and I could spend hours detailing it, but it’s also moving, even if quite cold and stiff like Binoche can be.
Français
Julie a perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture, elle seule a survécu. Lorsqu’elle se réveille, elle tente de se tuer, mais ne peut pas. Elle choisit donc de dénier, de faire disparaître son passé, de réduire sa vie à néant. « Parce que s’il n’y a rien il ne peut pas y avoir de souffrance. »
Ce film est sorti il y a longtemps (du moins à l’échelle de ma vie), et j’ai toujours repoussé l’occasion de le voir. Je me souviens des extraits visionnés par-ci par-là et de les avoir trouvés très beaux, sans faire le lien avec aucune histoire. C’est vrai aussi que j’ai besoin d’avoir envie de voir un Kieslowski. C’est un véritable metteur en scène, il utilise tous les moyens du cinéma, qui peut être au croisement de beaucoup d’arts. Sans compter la psychanalyse et la politique. Mais certains de ses films comme Sans Fin sont complètement désespérés et sont complètement vide de sens de l’humour, et même de cruauté qui est pour moi un certain humour noir.
Dans Bleu, il y a une touche d’humour dans la cruauté avec laquelle il torture le personnage de Juliette Binoche, la forçant à sortir de sa carapace. En effet Binoche a demandé à emménager dans un immeuble sans enfants, mais une famille de souris a envahit son placard, elle se retrouve dans la position d’avoir tué quelques souriceaux et d’être confrontée à la douleur de la mère souris. Pour fuir cette scène elle va à la piscine, où sa voisine la rejoint et lui promet de déblayer les lieux, mais celle-ci à peine partie, qu’une nuée de petites filles envahit la piscine.
J’adore la manière dont la musique est lue comme une lettre dans un film classique. Le doigt suit la partition et l’on entend les sons, la musique, comme si nous étions musiciens.
C’est une histoire très simple et classique, filmée avec maestria, un délice pour étudiants en cinéma tant ce film ce prête à la perfection au jeu de l’analyse filmique. Le rythme du montage est aussi fascinant car parfois le noir apparaît mais ne signifie pas la fin de la scène, seulement, une pause comme en musique.
Ce film est donc une mine de symboles, jouant avec la palette des sens et des émotions que confère le bleu, mais cela lui donne aussi une certaine rigidité onctueuse, due au jeu janséniste et raide de Binoche.
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trois couleurs
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