Friday, 30 October 2009

Adventureland


La Version française suit la version anglaise!

Adventureland by Greg Mottola starts by a party in which James (Jesse Eisenberg, The Squid and the Whale) is dumped by his recent girlfriend. He let her know that he is a virgin.

The day after in a restaurant for the celebration of his college graduation, he learns by his parents that they won’t be able to pay for his European summer break, and that even joining Columbia’s grad school is in jeopardy. Basically they ask him to get a job!

Shocked by the news, he starts looking for employment. The only place who hires him is the local amusement park: ADVENTURELAND

Em (Kristen Stewart, Twilight) lost her mother only two years ago, which was almost immediately replaced by a bold cruel stepmother! Em sleeps with Mike Connell (Ryan Reynolds). He’s adventureland tech guy, but he’s considered like a star because he played guitar with Lou Reed on “shatellite of love”, he’s also married!

James fall in love with Em but her emotional situation is more complicated than he knows!

The action takes place in 1987’s summer, and Adventureland could be the follow up of Judd Apatow’s masterpiece TV show Freaks and Geeks.

Out of the classical childhood cocoon, and thrown in the emotional violence of the world like baby birds fallen from the nest, our heroes will clumsily help one another, creating their own life codes, own life style and own soundtrack (Lou Reed, Yo la tengo, The Replacements…) as it used to be in John Hughes’ universe. They’ll try to survive until the next ordeal.

with intelligent and subtle dialogues, this film is superb, extremely moving, funny, sweet and lightly bitter.



Version française

Adventureland commence par une fête dans laquelle James (Jesse Eisenberg, Les Berkman se séparent) se fait plaquer. Il a dit à sa copine qu’il était puceau.

Le lendemain au restaurant pour la célébration de son diplôme, il apprend que ses parents ne pourront pas lui financer son été en Europe et que même la suite de ses études à Columbia est compromise. Il va devoir se trouver un job d’été.

Choqué par ce changement brutal dans la manière dont il envisageait sa vie, James se résout à chercher un travail. Après des démarches infructueuses il est engagé dans le parc d’attraction local : ADVENTURELAND

Em (Kristen Stewart Twilight) a perdu sa mère à peine deux ans plus tôt. Son père a épousé une femme chauve, sorte de marâtre contemporaine. Em couche avec Mike Connell (Ryan Reynolds). Mike est le technicien du parc, il est l’idole des mecs car il dit avoir accompagné Lou Reed à la guitare sur « Shatellite of Love », Mike est marié !

James tombe amoureux d’Em, mais il ignore à quel point sa situation émotionnelle est complexe.

L’action se passe en 1987 et Adventureland pourrait être la suite du chef d’œuvre de série de Judd Apatow Freaks and Geeks.

Sorties du cocon de l’enfance et jeté dans la violence émotionnelle su monde, comme des oisillons tombés du nid, nos héros vont se serrer les coudes et créer leur propres codes de vie, avec leur propre bande son (Lou Reed, Yo la tengo, The replacements, New York dolls etc) comme dans les films de John Hughes que nous adorions dans les années 80 ! Ils vont essayer de survivre jusqu’à la prochaine épreuve.

Ce film émaillé de dialogues brillants et subtils, est superbe, extrêmement émouvant, drôle, doux et légèrement amer.






Thursday, 29 October 2009

Films Obscurs et Orient Express


Deux films indépendants américains relegués directement à une sortie en DVD en moins de six mois ( Southland Tales et Adventureland( prochain article)) , pourquoi? Y aurait-il contrairement à ce que pense la majorité des français une imperméabilité à la culture populaire américaine?


En France on a coutume de croire que la culture anglosaxone est trés incrustée dans notre société. Un sejour de l'autre côté de la manche ou de l'étang Atlantique suffit à prouver que cet à priori est assez faux! Nos goûts cinématographiques ont peu à voir avec ceux des anglosaxons! Demandez à n'importe quel Anglais quels sont ces films cultes, et vous entendrez par exemple :The shawshank Redemption (aka les évadés), Zoolander, Withnail and I... avez-vous vu ces films? peut être! mais ils n'ont pas le statut de chef d'oeuvre en France et ne constituent certainement pas des cultes! Cela signifie que le spéctateur lambda devant tel ou tel film qui fait reference à telle ou telle oeuvre se sent largué. par exemple Funny People dont je parlais dans mon précédent article est beaucoup plus drôle lorsqu'on sait d'où vient Merman!


Les comédies americaines, celles d'Apatow par exemple sont aussi relativement intraduisibles et le doublage les assassine. Il faudrait envisager pour les allergiques aux sous titres des réintreprations plutôt que des traductions, je pense au travail d'adaptation qu'avaient fait Alain Chabat et Dominique Farrudgia sur Wayne's World!
Est-ce grave? Non bien entendu, c'est juste frustrant d'aimer des films atrocement drôles et de ne pas pouvoir partager cet amour avec des gens qui ne sont pas bilingues!

Mais d'un autre côté pour avoir vécu longtemps à Londres, à Paris le choix en films est au moins 5 fois plus important et le cinéma du monde entier est représenté ici! Si Londres est un paradis pour amoureux de la musique, Paris est l'indétronable paradis des cinéphiles!
Le problème de l'echec de certain film est à mon avis un échec en communication. Quelle image projette sur le spectateur lambda le fait qu'un film sorte directement en DVD? Que ce film est irregardable !
A la création de la carte UGC illimité en 1999 , j'ai saisi cette opportunité pour voir des films aux sorties obscures. Je me suis alors rendue compte que de très bon films ou du moins des films très intéressants étaient passé à l’as, par manque de promotion, ou manque de croyance dans le produit. Bref certains films au potentiel culte n'ont pas atteint leur public à cause d' une mauvaise campagne de pub,( comme par exemple celle de Watchmen qui donnait l'impression d'une pochade parodique) ou d'une absence de stars et de couverture médiatique comme le fascinant Push. Certes parfois les journalistes, et la presse essayent de sortir de l'oubli ces bons films qui faute de promos passent une à deux semaines dans un cinéma obscure, mais la presse ne pèse hélas pas pour grand chose dans la promo d'un film !

Beaucoup de gens dans mon entourage affirment ne pas choisir les films qu'ils vont voir en fonction des critiques. Personnellement, je vois si la critique est globalement bonne et ne la lit réellement qu'aprés visionnement du film. J'ai parfois remarqué que les films "obscurs" n'étaient pas vu par les critiques qui tentaient de deviner l'intrigue à partir de la bande annonce Oops!
Je peux vous faire une petite liste pour le plaisir : des comédies Les Frères Sœur ; les Acteurs Anonymes, Banqueroute, A la belle étoile, des films américains : les larmes du crocodile,Happy texas, les Aiguilleurs, The Darwin Awards etc… Comment j’estime qu’un film est relégué aux oubliettes de la célébrité ? il est projeté directement dès sa première semaine à l’Orient Express ou bien ne sort qu’au Saint Michel ( qui est maintenant apparement passé au numérique (image pénible à regarder selon mes standards)).
Cinéma souterrain d’UGC dans lequel on entend passer les RER , l'Orient Express est l'interzone des salles de cinéma, le puragtoire des films, parfois leur seul espoir !
C’est aussi à l’Orient Express que passent les films de danse et les mangas trop violent. Le public est souvent fait de minorités: les Otakus pour Twentieth Century Boys, les caillera pour Sexy Dance.
Je me souviens que quand j’ai vu Happy Texas j’étais la seule fille dans la salle !
Bref c’est là bas que j’ai vu la semaine dernière Funny People, et c’est sur ma télé microscopique que j’ai vu Adventureland, puisqu’on ne lui a même pas donné la chance d’atteindre un grand écran et Adventureland sera le sujet de mon prochain article!





Sunday, 25 October 2009

Funny People by Judd Apatow


English version of this article follows the French one!
Voici l’histoire d’un humoriste star George Simmons ( Adam Sandler) dépressif.
Tout le monde le reconnaît partout pour les stupides, mais hilarants, films dans lesquels il a joué. Mais bientôt s’installe une dichotomie entre son personnage public et la manière dont il ressent la vie. Ce film s’intéresse au thème classique et tragicomique des larmes du clown. George est malade, il est atteint d’une maladie rare proche de la leucémie, et ses chances de survie sont seulement de 8%.
Une nuit au comédie club, ses blagues morbides laissent les spectateurs froid, et lorsque qu’Ira apprenti comique ( qui travail pour un traiteur dans un supermarché et partage un appart’ avec deux autres jeunes comiques) doit passer derrière lui, la seul façon qu’il trouve pour faire rire le public est de se moquer de la star dépressive qui a tout ce qu’il n’a pas mais semble toujours désirer mourir ! George décide alors de l’engager.

Ce que j’aime avec Judd Apatow, c’est qu’il recréer à lui tout seul le genre de la comédie, en le ramenant à la réalité de la vie. La spécificité de ses films, est d’éviter contes de fées et deus ex machina. C'est-à-dire que l’essence de ses comédies passe justement par les moments qu’évitent les autres films, ceux où tout devient compliqué et où il faut lutter et se débrouiller.
Dans ce film, il y a une des scènes de comédie les plus extraordinaire que j’ai vu:
Dans son cabinet le médecin annonce à George, que son corps se bat contre le traitement. La nouvelle est tellement mauvaise que George commence à se moquer de l’accent du docteur suédois, en disant qu’avec un accent pareil aucune nouvelle ne pourrait être bonne, Ira embraye dans un combat de vanne qui avait commencé sur le sentiment tragique de la mort et fini par nous sauver de la tragédie imminente en nous amenant vers la pure comédie.
Cette scène est tellement extraordinairement écrite qu’il est impossible d’y rester indifférent!
Puis l’histoire tourne mal, et George est miraculeusement guéri ce qui signifie qu’il va devoir se débrouiller avec sa vie : il décide de reséduire l’amour de sa vie qui depuis 8 est mariée avec deux enfants…
Avec sensibilité Apatow montre les dysfonctionnements qui mènent à devenir humoriste. George en donne un bon résumé en expliquant à Ira que sa génération ne sera jamais aussi drôle que la sienne, car si lui a eu besoin de l’humour pour surmonter le divorce de ses parents, la génération de George a du apprendre à faire rire pour éviter les coups de batte de baseball, et il ajoute que le but de sa vie est de faire rire son père et qu’il en est encore loin !
Ce film rentre donc dans la lignée des Lenny de Bob Fosse et King of Comedy de Scorcese, interrogeant le lien profond entre l’humour et la survie mentale.
Ce film est bouleversant et profondément drôle, on en ressort réarmé pour la vie. Mais au-delà de l’écriture merveilleuse de Judd Apatow cette oeuvre est aussi profondément ancré dans les cultures indépendantes américaines : la musique californienne, la comédie américaine contemporaine et la culture contemporaine du web. Cette forme d’humour n’est pas forcément compréhensible pour les cultures qui n’en ont pas les clefs, comme la notre. Je crois que c’est pour ça que le film ne fait pas le succès qu’il mériterait au box office français.
Voici donc quelques clefs
La musique californienne des années 60/70 : Jason Shwartzmann est comparé à un jeune Jackson Browne ( Jacskon Browne a écrit des tubes pour les Eagles, Nico, il a été l’amant de Joni Mitchell et vit une carrière solo) . Durant la conférence Myspace, James Taylor chante et Ira lui demande s’il n’en a pas marre de chanter toujours les mêmes chansons. Comme Jackson Browne , Taylor fait partie des premiers auteur/compositeurs/chanteurs de la musique californienne, et ils étaient tous les deux sous le même Label Asylum. La plupart des films de Appatow se passent à Los Angeles mais en marge relative du monde du cinéma. Il est en effet intéressant de noter qu’en dehors du ciné, Hollywood a eu du mal a trouver sa crédibilité dans la musique et l’humour (dont New York a généralement le monopole) ! Je rappelle que Jason Shwartzmann est aussi musicien et producteur sous Coconut Records si vous ne connaissez pas plongez vous dedans c’est magnifique !
Les tee-shirts des personnages apportent un niveau différent d’interprétation tant ils semblent porter leur histoire propre. J’ai particulièrement aimé celui porté par Adam Sandler : Roscoe’s chicken. C’est une référence directe à cette comédie pratiquement inconnue en France, mais génialissime qu’est Tapeheads, d’ailleurs j’avais déjà fait un article dessus, et la vidéo de Roscoe y est donc vous verrez pourquoi j’ai adoré cette référence.
George Simmons a joué dans un film nommé Merman, c’est aussi une référence directe à une de mes comédies préférée Zoolander, où Ben Stiller est mannequin et a joué dans une pub où il était une sirène (mermaid) et quand les gens se fichent de lui il dit “not mermaid, merman! », je trouve que c’est brillantissime d’avoir développer cette idée jusqu’à imaginer en faire un film complet !
La conférence Myspace et les blagues sur les réseaux est aussi un must très ancrés dans notre époque ( bien que Myspace soit en grande ringardisation à lors actuelle!) la présence du vrai Tom de Myspace est splendide : le type existe en vrai !
Ayant dit tout cela, je me dois d’ajouter que le niveau du jeu d’acteur est incroyable, Adam Sandler a probablement décroché là le rôle de sa carrière !Seth Rogen est touchant et drôle, jason Shwartzmann étant depuis Rushmore mon chouchou ne me déçoit certainement pas, et les batailles de vannes avec Jonah hill volent haut dans le diagramme de l’humour… De splendides caméos, notamment celle d’Eminem…
Ce film est bouleversant, il nous tourneboule des larmes au rire, aborde des sujets très grave et sais rester léger et puissant : a ne surtout pas rater !

English Version
This is the story of George Simmons (Adam Sandler) a star comedian.
Every one recognises him everywhere for the stupid funny film he has performed in. But soon there’s a dichotomy between his public character and how he feels about life. This is the classic tragicomic theme of the tears of the clown. George’s got this rare disease close to leukaemia, his treatment gives him only 8% chances to survive.
One night in a comedy club he stuns the audience with depressive humour, that doesn’t get a laugh. Having to stand up after him Ira ( Seth Rogen) who works in a deli at the mall, and shares a flat with two other struggling comedians, mocks his depression! George decides to employ him.
So George might be dying, but he still have to work on his jokes, and making himself laugh even in the worst situation and that why he hired a young comedian, to help him find jokes in the worst situation of his life!
What I love about Apatow ‘s touch is that he’s taking the comedy outside of the clichés where it has been stuck from years. He brings back normal fucked up human beings and he doesn’t try to turn their story into a fairy tale. By this, I mean that he doesn’t skip the hard work to get to the result. In Judd Appatow’s film, that’s the hard work of life, which is tough, which makes the spice of the comedy and help us to relate by its none-stereotyped realism to the plot and the characters.
There’s in this film one of the most extraordinary comedy scene that I’ve ever seen.
When the Swedish doctor explains to George, that he’s getting sicker because his body is fighting against the medicine which are fighting against the disease, George starts to mock the doctor’s accent. He’s saying that whatever he would say would sound horrible with his James Bond’s villain accent. Then Ira helps him getting more jokes, and while this started quite badly soon it’s getting extraordinary funny, the spectator as much as the characters seem to find a way to escape the scary news by laughing at it in all possible ways!
This scene is so amazingly written that you cannot not be in awe with the man who wrote it. Then shit happens and Georges get unexpectedly better and tries to conquer back the “girl who got away” who is married with two children!
Apatow’s with sensitivity shows the rope and the core of comedians. According to George, his generation will always be funnier because Ira’s wants to make people laugh to forget about their parent’s divorce, while George’s had to be fast and efficient to save themselves from the baseball bat. This film shows like other masterpieces on comedians like Bob Fosse’s Lenny or Scorcese‘s King of comedy, how humour is profoundly linked to trauma.

Besides the cleverness, and sensitivity of the plot what I love about Appatow’s films, is what they carry of references to subcultures, and how specifically it’s nested in Californian, independent and contemporary culture.
Right now I am reading Barney Hoskyns ‘Hotel California, and hearing somebody say that Jason shwartzman looks like young Jackson Browne or hearing Ira asking James Taylor if he doesn’t get tired to always sing the same song just seems like an extraordinary funny coincidence.
I love the whole tee shirt subtext (or intertextuality to play it intellectual), and especially I was amazed to see Adam Sandler with a Roscoe chicken tee shirt reference to Tapeheads ( see the what I am talking about just here)
I love the fact the George Simmons played in a film called Merman, because the Merman’s line is one of my favourite in Zoolander. Imagining that it could be a whole film is just brilliant.
The Myspace conference, with the presence of Tom (from myspace), the joke about Facebook, and the kitten videos on Youtube; anchor the film in the internet contemporary culture.
Having said all that I still need to say that the acting level is extremely high Adam Sandler is fantastic, Seth Rogen touching and funny, Jason Shwartzmann delicate and weird as usual, leslie Man excellent as in Knocked up ( we need to se more of her), Jonah Hill, Eric Bana, and numerous excellent cameos like the paranoid one of Eminem!
In short this film is a must see, it makes you cry and makes you laugh, it gives a cheer amount of fantastic energy!

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